jeudi, 10 novembre 2011

ROXY ET LES ANNÉES 50

Déjà longtemps…
À 5 ans, à bord de la volvo familiale,
j’écoute les Love songs d’Elvis…sur cassette.
Papa, croit en Elvis, petite Roxy aussi.
Le King s’est immiscé. Déjà toute petite, je suis séduite!

2004, je suis en marche vers le Testament corporel : Le Carnet de bal.
Mon premier projet solo élaboré sur des échos fifties : une femme y fait tapisserie attendant la fin du bal…la fin d’une vie.

Ce n’est donc pas par hasard, ou sous l’effet de la récente « saveur du mois »,  qu’est né mon amour pour les années 50. Fait longtemps…

Les fifties pour Roxy…
Époque qui anticipe un bouleversement de société et un chambardement des rapports humains.
Tout est en place pour l’éclatement… les fifties c’est ça!
C’est le début, c’est la naissance, c’est les balbutiements.
Dernière époque où la femme attend, où tous attendent.
Plein comme un œuf, on est promesse.
Je savoure cette retenue qui laisse présager…

Roxy est…
Intriguée par l’idée du bal…son carnet, son éthique, son enjeu.
Charmée par la danse…encore à deux.
Ravie par la sobriété des garde-robes.
Interpellée par le bebop, le rock & roll et la chanson « déclaration d’amour ».
Je reconnais la fin d’une ère.
Plus jamais on ne rencontrera ces perceptives.

Aujourd’hui, 2011,  je déploie Tapisserie, un projet fleuve, l’expression de mes recherches et mes attendrissements face à cette charmante et déterminante décennie.
La musique envoute. Le geste parle. La robe révèle une société et traduit un être.
Avec Tapisserie je me suis tapissée les fifties …dans la peau!
Yeah!

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