La danseuse imparfaite

 

La danseuse imparfaite – Manifeste pour un corps plus que dansant
Projet de recherche mémoire-création / 2019-2020

Ma recherche actuelle s’oriente vers l’élaboration d’une performance-rituel dans le but d’actualiser mon corps dansant, et ce, dans une perspective performative. En plus de m’approprier des symboles et des codes appartenant à la culture de la danse, je compte affirmer ma manière de bouger aujourd’hui en l’activant par le mouvement authentique, le récit autobiographique et la manipulation d’objets catalyseurs. Ce projet s’inscrit dans une démarche de reprise de pouvoir et s’articule autour d’une réflexion constructive à propos de l’imperfection, vue ici comme un lieu de libération et de redéfinition de soi. Si La danseuse imparfaite traite d’une expérience personnelle, ce projet aborde aussi une dimension relationnelle par la forme du récital comme un espace de partage ritualisé, comme une expérience de réenchantement commun.

 

2020 – RECHERCHE SUR LE RÉCITAL COMME RITUEL D’AGENTIVITÉ

Récit intimiste de ma recherche, panel Performer l’identité, Forum, avril 2020

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PERFORMER L’IDENTITÉ : CORRESPONDANCES
conversation entre Elise Anne LaPlante, Rémi Belliveau, Émylie Bernard et moi-même

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Bibliographie
pour la vidéo

 

 

2019 – RECHERCHE SUR LA MÉMOIRE DU CORPS

JEUX DE MÉMOIRE  –  Activer mon identité de danseuse en manipulant des  archives et en faisant des appels de mémoire (travailler à partir de musiques, de lieux, de gens, de récits, d’objets et de gestes).

COMPOSER DES HAÏKUS MÉDITATIFS
M’ÉCRIRE ET ME POSTER DES LETTRES
RÉÉCRIRE UN TESTAMENT
RÉANIMER L’EXTRATERRESTRE
JOUER AVEC ROXY ET SES PUISSANCES

 

 

Depuis quinze ans, j’alterne entre une pratique en art performance et la fabrication d’objets-souvenir. Le processus est cyclique, ritualisé. Par mes actions, je pratique le deuil et magnifie le passage du temps, car j’aspire à ce que ces instants soient presque impossibles à reproduire. Et ces objets que j’invente, eux, prennent un statut d’archives commémoratives afin de contrer l’oubli. Au centre de mes préoccupations, le corps/sujet est valorisé dans sa présence, ses mouvements, sa mémoire et ses transformations. Dans mes différents projets, j’incarne mes fantasmes et les fais cohabiter avec des éléments de la culture populaire. À chaque fois, provoquée par un jeu de bascule entre le désir d’émouvoir et l’autodérision, mon identité se renouvelle. J’agis comme une archive vivante, me révélant puissante et vulnérable à la fois.